L’éco-réalisation2018-10-24T18:33:22+00:00

L’environnement

L’éco-réalisation

Le principe

L’extension en mer est par définition un objet artificiel qu’il faut intégrer au milieu naturel existant sans perturber son équilibre et son esthétique.

Deux types de mesures ont été prises préalablement au démarrage des travaux :

  • La conception, le développement et les tests pour créer les outils adaptés à ce contexte et définir leurs conditions d’exploitation, ainsi que la sensibilisation et la formation des personnels et des différents intervenants sur le chantier à ces modalités particulières d’exécution et aux procédures spécifiques à mettre en oeuvre.
  • La prise en charge de la faune et de la flore en privilégiant le déplacement des espèces, leur réimplantation dans des conditions similaires.

Le déplacement des espèces protégées

D’août 2016 à mars 2017 s’est déroulée une vaste opération de mise en protection des herbiers de Posidonie et des grandes nacres présentes sur le futur site du chantier.

L’Herbier de Posidonie est une plante à fleurs sous-marine. Comme toutes les plantes à fleurs, elles ont des racines, et se reproduisent grâce à leur production de fruits. Leur rôle est indispensable au fonctionnement de l’écosystème local par la production d’oxygène, le piégeage de particules (transparence des eaux). C’est aussi la base de chaînes alimentaires, le lieu de frayère et de nurserie, l’abri ou l’habitat d’espèces animales ou végétales. 500 m2 d’herbiers de Posidonie ont été transplantés dans la réserve du Larvotto et au pied de la digue de Fontvieille.

Crédits photos : Bouygues TP MC

Les grandes nacres sont des coquillages bivalves de Méditerranée enfichés verticalement dans les fonds sableux souvent couverts d’herbiers de Posidonie. C’est l’un des plus grands coquillages existant dans le monde (il peut dépasser 1 m de long). Après une période de recensement des équipes de plongeurs ont procédé à leur déplacement suivant les prescriptions de l’expert en biologie marine de l’Université de Nice, Jean de Vaugelas.

143 nacres au total ont ainsi été déplacées vers la réserve du Larvotto.

Crédits photos : Bouygues TP MC

Protection des réserves

Des mesures de protection préventive sont opérationnelles avec l’installation de 2 écrans anti-turbidité autour du chantier pour protéger les deux aires marines limitrophes.

Crédits photo : Bouygues TP MC

Par ailleurs des procédures éprouvées en cas de pollution accidentelle sont opérationnelles pour une action immédiate menées le cas échéant par les équipes présentes sur le chantier.

Pour mesurer l’impact global du développement de l’infrastructure marine, des plans de suivi écologique ont été établis avec l’appui du comité d’experts. Des évaluations régulières sur les états qualitatifs et quantitatifs des espèces sont effectuées pendant toute la durée du chantier et au-delà afin de monitorer les évolutions et assurer un suivi biologique continu. Les espèces qui ont été déplacées (nacres, Posidonies) sont l’objet du même suivi pour mesurer leur adaptation à leur nouvel environnement.

Surveillance et évaluation environnementale

Pendant toute la durée des travaux un réseau de capteurs mesure en temps réel la qualité des eaux pour un suivi précis de leur état durant les différentes phases de travaux. Il permet notamment de détecter très en amont tout risque de turbidité dépassant les seuils autorisés et d’anticiper ainsi la mise en place sur le chantier de modalités pour en réduire le volume. Un suivi du RPA (Rayonnement Photosynthétiquement Actif) permet également de contrôler les luminosités reçues par l’herbier du Larvotto. Des caméras étanches ou embarquées dans des drones offrent la possibilité de constater cet état par voie sous-marine ou aérienne.

 Crédits photo : Bouygues TP MC

Protections accoustiques

Une attention particulière est également apportée aux problématiques de perturbation et nuisance sonores. De manière générale, le projet privilégie la réalisation des travaux sur des sites adaptés hors de la Principauté : les caissons sont ainsi réalisés dans le port industriel de Marseille et ils sont acheminés préfabriqués sur le site de Monaco pour assemblage.

Pour les travaux réalisés à Monaco, un mur d’isolation phonique de 3 à 5 mètres de haut est construit le long du rivage sur 500 mètres. Six sonomètres ont été disposés pour mesurer en temps réel le bruit généré et adapter les travaux à toute situation.

En mer, les moteurs des engins utilisés sont déportés dans des chambres isolées pour absorber le bruit. Des dispositions sont aussi prises pour détourner la faune de l’espace concerné.

Une évaluation permanente des mesures environnementales prises est assurée pour prendre toute nouvelle orientation nécessaire le cas échéant.

Crédits photos : Bouygues TP MC